2030, c’est demain !
Un programme de transformation sociale-écologique
Editions {Les Petits Matins}

Les alertes scientifiques sont sans ambiguïté : face à la crise écologique, il nous reste moins de dix ans pour agir. Confrontés à cette urgence, les décideurs politiques apparaissent désemparés, voire détournent le regard. Mais l’impuissance publique n’est pas une fatalité. En France comme ailleurs, on observe le même désir de changement, la même quête de solutions. En témoignent les mouvements de la jeunesse, les innombrables initiatives locales, les actions en justice et toutes les formes d’expression citoyenne qui contestent l’insuffisance des mesures adoptées pour produire autrement, réduire les inégalités et favoriser la sobriété. Cet ouvrage collectif montre que des solutions sont à notre portée, à condition de tenir fermement ensemble les enjeux écologiques, démocratiques et sociaux.

All Aboard: The Effects of Port Development
National Bureau of Economical Research
NBER

Transport infrastructure facilitates the fast flow of goods and people across space, but it also occupies extensive amounts of land. This may drive up land rents and crowd out other economic activity. Using the introduction of containerized shipping – a relatively land-intensive technology –, we find an important role for this crowding-out effect. At the local level, we find that seaport development increases city population by making a city more attractive, but this well-known market access effect is offset by the crowding-out mechanism. At the aggregate level, while we estimate overall welfare gains from containerization, our quantitative model featuring endogenous port development also implies i) sizeable welfare costs associated with the increased land-usage of ports, and ii) sizeable gains from cities’ endogenous specialization across port- and non-port activities. These mechanisms are particularly important for targeted port development policies, which we illustrate by evaluating the effects of the Maritime Silk Road.

Pour la reconquête industrielle en Ile-de-France
Chaire VITE

La région Ile-de-France présente des performances paradoxales. Son PIB par emploi est de loin le plus élevé :105 500 € contre 70 600 € pour les autres régions en 2014 ; il progresse également à un rythme supérieur à la croissance de la population. Pourtant, la croissance de l’emploi y est plutôt moyenne et surtout, plus qu’ailleurs, on a assisté à une très forte destruction de l’appareil productif visible au niveau national compte tenu de son poids dans ce domaine.

Pour la reconquête industrielle en Ile-de-France

La région Ile-de-France présente des performances paradoxales. Son PIB par emploi est de loin le plus élevé [1] :105 500 € contre 70 600 € pour les autres régions en 2014 ; il progresse également à un rythme supérieur à la croissance de la population [2]. Pourtant, la croissance de l’emploi y est plutôt moyenne [3] et surtout, plus qu’ailleurs, on a assisté à une très forte destruction de l’appareil productif visible au niveau national compte tenu de son poids dans ce domaine.

 

Parmi les causes avancées pour expliquer ls sous-performance relative de l’Ile-de-France, les économistes soulignent l’insuffisance des bénéfices associés à la concentration des activités. Les économies d’agglomération ne permettent en effet pas de compenser les handicaps dont souffrent la région au premier rang desquels un coût du foncier excessif, au cœur de l’Ile-de-France notamment. Une autre hypothèse a été avancée selon laquelle cette situation relèverait également d’un défaut de coordination. En d’autres termes, les résultats matériels et immatériels tirés de l’énorme potentiel technologique seraient minorés par l’insuffisante coopération entre les acteurs de la sphère technico-productive et, plus généralement, par un isolement conséquent des entreprises. Cette combinaison de coûts excessifs et de sous valorisation des ressources se traduirait par des phénomènes d’éviction accrus, pénalisant particulièrement les entreprises industrielles de moyenne technologie et consommatrices d’espace.

 

Malgré les espoirs placés dans le Grand Paris Express, rien ne garantit que la réalisation de cette infrastructure améliore grandement l’efficacité économique de la Région. La reconfiguration du réseau de transport risque même d’intensifier les difficultés de fonctionnement des entreprises de la sphère productive en raison du renchérissement du coût de localisation à proximité des gares. Les activités productives, sauf à disparaître, doivent donc être impérativement reconnues comme essentielles dans la préservation d’un écosystème permettant de maintenir des capacités compétitives susceptibles de satisfaire des objectifs d’autonomie relative régionale et nationale, de participer à réduire l’empreinte technologique du fait de la réduction d’importations et enfin, de favoriser le développement d’emplois de profils intermédiaires dans une région caractérisée par un dualisme croissant en matière de main d’œuvre [1].

 

Cela ne va pas de soi. En effet, ces entreprises ne sont pas hors sol mais s’inscrivent dans des territoires dont la responsabilité en matière de localisation et de maintien de ces activités est considérable. Certains territoires ont pris conscience de ces exigences d’adaptation, voire de bifurcation historique des formes de développement. L’inscription de neuf territoires franciliens (figure ci-dessous) dans le cadre de la politique des Territoires d’Industrie en est la preuve. Ce choix est essentiel d’un point de vue symbolique pour affirmer l’image industrielle de ces territoires. Elle a également des conséquences politiques dans la mesure où il s’agit de co-construire des espaces de coopération. Entre des entreprises et les institutions publiques locales d’abord, et, au-delà, entre les différents acteurs des sphères de formation, de production, de recherche, etc. Il s’agit par exemples d’actions à visée technologique telles que les plateformes visant à mettre en relations des laboratoires de recherche avec des entreprises, grandes et petites. Les secteurs de la mécanique de précisions, de la mesure ou encore des appareils médicaux, très représentatifs de ces activités industrielles métropolitaines, se regroupent également pour répondre à des marchés publics particulièrement développés dans cette région. Renforcer ces industries regroupées autour de la médecine serait d’ailleurs un atout primordial pour la région comme nous le montre avec violence l’actuelle épidémie de Coronavirus.

Source : CGET

 

Tous les territoires ne présentent pas cette polarisation autour des activités technologiques. Mais quelle que soit leur dominante, ces engagements entre acteurs publics et privés  soulignent haut et fort que la présence d’activités industrielles en milieu urbain, l’industrie en ville, fait sens et, plus encore aujourd’hui, se trouve au cœur du développement des territoires.

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[1] Enjeux Ile de France n°200, février 2018. https://www.cci-paris-idf.fr/sites/default/files/crocis/pdf/documents/enjeux-200-1.pdf

[2] Croissance dans les régions : davantage de disparités depuis la crise, Insee Première, n° 1501, juin 2014 https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281336

[3] Même si depuis le début des années 2010, on assiste à un retournement, essentiellement favorable au centre de la Région

Le renouveau, écologique et inclusif, de l’industrie française pourra-t-il se passer de la présence experte de l’Etat dans les territoires ?
Chaire VITE

La crise du coronavirus bouleverse tant nos vies quotidiennes que nos représentations, notamment celles relatives à la vie économique : à l’heure des pénuries diverses (de masques, de respirateurs, de réactifs,…), on reparle de logistique et d’acheminement, d’usines de fabrication et de lignes de production, et de ceux, hier invisibles et ignorés, qui les font fonctionner. Mais certaines voix vont plus loin et, évoquant l’ « après-covid-19 », appellent de leurs vœux une re-localisation déterminée de l’activité manufacturière en France et en Europe.

Emploi et territoires : regards croisés sur les 22 métropoles
EconomiX pour l’ANCT et l’Institut CDC pour la recherche

Cette recherche porte sur 22 métropoles pour la période allant de 2009 à 2015.
L’ensemble de la recherche est constitué de trois tomes. Le premier examine la
performance des 304 zones d’emploi franciliennes et estime les déterminants de la
variation de l’emploi à l’aide de modèles d’économétrie spatiale. Le deuxième procède à
l’analyse des trajectoires de développement des villes moyennes. Le troisième propose
une analyse approfondie des 22 métropoles françaises (Bordeaux, Brest, Clermont-
Ferrand, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice,
Orléans, Paris, Rennes, Rouen, Saint-Étienne, Strasbourg, Toulon, Toulouse et Tours) et
présente les résultats de l’estimation des modèles de variation de l’emploi de chacune.

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